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Canada
Depuis dix ans, chaque année, au mois de novembre, la ville de Montréal accueille les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). Un événement assez impressionnant puisqu'il rassemble quelque deux cents documentaires venus d'une trentaine de pays à travers la planète. Véritables témoins de la complexité des enjeux de nos sociétés, ces films d'auteurs sortent souvent des sentiers battus pour nous amener dans des réalités peu connues et inexplorées, provoquant chez le spectateur intérêt, curiosité, indignation, colère, questionnement, désir d'agir et le plaçant en plein coeur de la controverse, du débat et de la discussion. Depuis deux ans, le RIDM offre de façon spécifique un volet science et environnement qui s'appelle ÉcoCaméra. Ce volet est organisé conjointement avec Le Coeur des Sciences et l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Cette année, 19 films ont été présentés dans ce volet, la plupart du temps en présence des réalisateurs, avec un débat suivi d'une discussion avec le public.
Cette année nous avons eu droit à plusieurs films qui étaient présentés pour la première fois en Amérique du Nord. Il y a eu aussi quelques incontournables qui traitaient de thématiques, de situations et d'événements présents ou passés dont les effets tragiques et dramatiques se répercutent sur la santé et sur la vie de bien des populations à travers le monde.
Pour n'en citer que quelques-uns: Chernobyl, the Invisible Thief; Discours d'eau (en dix cours); Le doigt dans l'oeil (sur la forêt boréale), Bruno Manser-Laki Penan (sur la forêt tropicale); Bombes à retardement (sur l'utilisation de soldats dans des essais nucléaires américains); Homo Toxicus (sur les contaminants chimiques qui se retrouvent à notre insu dans notre corps); 4 éléments (l'être humain aux prises et en symbiose avec les quatre éléments : feu, eau, air, terre)...
La liste et le résumé des films de ce volet se retrouvent le site : www.ridm.qc.ca.
Outil d'information, de sensibilisation et de conscientisation, le documentaire constitue un véritable levier de mobilisation et d'engagement qui permet à la société civile de mieux intervenir, de prendre la parole et de jouer un rôle de garde fous. A l'heure où nos gouvernements, n'agissent que sous pression, nous nous devons, comme société civile, de nous instrumenter, d'affûter notre conscience écocitoyenne, pour pouvoir efficacement exercer cette nécessaire pression sur nos dirigeants, empêcher quelques-uns de leurs dérapages et contribuer à l'édification d'un monde plus équitable, plus juste et plus solidaire.
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