Ce que je retiens du Congrès

Céline Teret
Journaliste et chargée de communication
au Réseau IDée (Information et Diffusion en éducation à l’environnement),
Bruxelles, Belgique
celine.teret@reseau-idee.be

Belgique

Je dresse un bilan globalement positif de ce 5e Congrès mondial de l’ERE. Le panel d’expériences relatées témoignait de la diversité des thèmes englobés par l’ERE, de ses approches riches et multiples, de son ouverture à d’autres secteurs. La qualité des exposés m’a semblé très irrégulière : certains exposés ont été pour moi source d’apprentissages, d’autres ont moins marqué mon intérêt. Je retiens la qualité des conférences en plénière, et surtout celle de Riccardo Petrella « Le défi du XXIe siècle : la vie. Mettre fin à la marchandisation du monde ». Dans l’ensemble, le Congrès a montré combien l’ERE touche plus que jamais à la citoyenneté, à la justice sociale et à l’équité socio-écologique.

En filigrane des nombreuses - parfois trop nombreuses - activités proposées par le Congrès, des idées ont fait écho en moi ou renforcé des réflexions déjà prégnantes au Réseau IDée, l’association que je représente. En voici quelques-unes, livrées en vrac :

  • plus que jamais, l’ERE devrait s’inscrire formellement dans les formations d’enseignants et se déployer dans les programmes scolaires ;
  • il est crucial de passer des gestes individuels, indispensables mais néanmoins insuffisants, à une action collective ;
  • la pertinence de l’ERE comme moyen de transmettre l’espoir de vivre autrement, à l’heure où le modèle de développement économique qui nous est imposé est source de destruction environnementale et de souffrance humaine ;
  • l’action vers et du politique est une nécessité criante.

Je retiens, aussi, les rencontres informelles et les échanges spontanés, lors des tables rondes, ateliers ou du Forum des ONG, qui m’ont permis de mieux cerner les réalités d’acteurs de l’ERE en provenance de différents continents. Je retiens, enfin, le renforcement des liens avec nos partenaires québécois, et plus particulièrement, les équipes de l’AQPERE et de la Chaire de recherche du Canada en ERE. A souligner également, l’organisation écoresponsable du Congrès. Un réel défi pour un événement d’une telle ampleur.

Ce Congrès, je l’ai quitté la tête remplie de rencontres enrichissantes, de pratiques innovantes et de revendications cruciales, à propager ici, en Belgique, auprès de notre public d’enseignants, d’animateurs, de parents, de citoyens… et au travers des différents supports d’information du Réseau IDée.

Céline Teret
Journaliste et chargée de communication
au Réseau IDée (Information et Diffusion en éducation à l’environnement),
Bruxelles, Belgique

Délégation belge francophone au 5e Congrès mondial d'ERE en compagnie de Lucie Sauvé (Canada) et Ricardo Petrella (conférencier d'honneur).