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5WEEC, Québec, Canada
par Brigitte Blais
Les jardins seraient un terreau fertile pour éduquer les jeunes à l'environnement. C'est ce qu'ont témoigné six professeurs et intervenants lors du 5e Congrès mondial d'éducation à l'environnement (5WEEC) en mai 2009.
En effet, lorsque les jeunes montent eux-mêmes un jardin, les deux-mains-dedans, non seulement utilisent-ils leurs cinq sens, mais c'est en plus un contexte idéal pour leur parler d'alimentation (nutrition), de plantes, d'écologie, d'énergie solaire, d'eau, d'érosion des sols, de micro-organismes, de biodiversité et de diversité culturelle.
Au nombre des recommandations des conférenciers, notons celle d'une Ontarienne qui suggère d'engager la direction de l'école, les enseignants, les jeunes et même les parents et organismes communautaires du quartier dans ce beau projet commun. « Former un comité de quelques personnes ne porte pas fruit, ça ne fonctionne pas » dit Rosa Caldarelli de l'école secondaire catholique St-Paul de la région de Toronto. « Attendez-vous à ce que les changements prennent du temps et à ce que des obstacles se dressent devant vous, comme les syndicats (qui ne veulent pas toujours de nouvelles tâches) » ajoute-t-elle.
Au Mexique, le Centre d'information et de communications environnementales de l'Amérique du Nord, initiateur d'un programme de verdissement des cours d'écoles, a bâti son programme autour d'objectifs exigés dans le curriculum scolaire du pays. Le Centre est ainsi en mesure de mieux « vendre » son projet aux enseignants.
Ce programme mexicain suit un processus intéressant. D'abord les enseignants reçoivent une formation et le matériel nécessaire. Les jeunes construisent ensuite eux-mêmes leurs bacs en 5 étapes faciles, avec des pneus récupérés. Cet exercice est accompagné d'apprentissages et est suivi d'une campagne d'information sur les résultats de leurs actions. Vient enfin une vente de produits maraîchers qu'ils ont produits. Cette expérience vécue par des jeunes des classes moyenne et pauvre, dans des quartiers hautement asphaltés, procure aux jeunes un contact avec la verdure et la souveraineté alimentaire.
En Australie, où de nombreux immigrants remplissent les écoles, on a planté dans les jardins des aliments consommés par différentes cultures ethniques. Cet exercice fut un prétexte pour parler de diversités culturelles et biologiques, une belle façon de rapprocher les enfants d'origines différentes.
À vos pelles citoyens !
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