Haïti
DÉLÉGUÉ : Augustin Dieuseul
« Vire ensemble, sur Terre ». Tel était le thème de ce grand évènement mondial inoubliable qui a connu la participation de plus de deux (2) milles personnes à Montréal. Ces personnes venues des quatre coins du monde ont pris part du 10 au 14 mai 2009 à cette programmation très nourrissante et ont œuvré ensemble à l’adoption d’un changement de comportement capable de sauver mère nature, notre terre sacrée à tous.
En temps que membre de Terre des Jeunes – HAITI, j’étais vraiment impressionné par l’organisation harmonieuse d’un tel évènement. C’est avec fierté que j’ai participé au FORUM des ONG, un espace attrayant et convivial ouvert à tous les acteurs de tous les pays afin qu’ils puissent partager leur expérience. En tant que coordinateur des activités de Terre des Jeunes aux Gonaïves en Haïti, je ne pouvais m'empêcher de parler du niveau d’éducation des gens face à l’environnement. J’en ai profité aussi pour décrire à mon audience les paysages haïtiens et la passion que suscite le vaudou. Sans doute ai-je contribué à défaire certains clichés que l’on colle trop souvent injustement à Haïti et qui font de mon pays une zone rouge de la planète sur laquelle on ne veut surtout pas poser les pieds.
Plus qu’une concentration unique sur l’éducation relative à l’environnement, ce congrès était un espace de rencontre ethnique, un cercle de parole et de sagesse naturelle. C’était l’un des plus beaux rendez-vous de la planète. Qu’il est bon d’en apprendre davantage sur l’autre et de découvrir une ville unique en son genre telle que Montréal !
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Augustin Dieuseul (à gauche) au congrès |
Certains pays présents se sont exprimés sur les problèmes environnementaux auxquels ils sont confrontés ; problèmes liés à leurs industries polluantes ou à l'émission massive de gaz à effet de serre et autres. Ces problèmes ne sont pas moindres, mais le cas haïtien, avec une déforestation abusive dont la cause principale est la recherche d’une source de revenus pour la survie (grâce à la vente du charbon de bois, ou de planche pour la construction) est tout à fait extrême.
Il s’agit d’un pays à plus de 80 % montagneux, avec 2 % de sa surface occupée par des forêts. Le pays connaît également, de par sa situation géographique, une certaine affinité avec les cyclones. Lors du passage d’un ou de plusieurs cyclones, l’eau des précipitations tombe sur les montagnes dénudées d’Haïti. Rien ne l’arrête, et elle emporte avec elle la terre fertile des mornes d’Haïti. Cette eau ruisselle avec force, comme un torrent vers les plaines déjà saturées d’eau. Voila comment se forment ces inondations qui peuvent être très meurtrières (Jeanne 2004, Hana 2008). Tel aura été mon refrain durant ce congrès.
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Vue aérienne d'Haïti |
Peu importe le pays ou son empreinte écologique, une chose est certaine, la dégradation de l'environnement est intimement liée à l'action humaine souvent destructrice. Certaines actions sont néanmoins porteuses d’un message d’espoir, comme ce 5e congrès, qui réunissait tous ces pays que je ne connais pas ou très peu. Cette rencontre m’a donné l’impression, pendant quelques jours, que l’expression « vivre ensemble, sur terre » devrait être à la base de toute notre réflexion, afin que nous puissions puiser, ensemble, un peu de la sagesse de mère nature qui, elle, en revanche, nous écoute et cherche toujours à s’adapter pour nous protéger.
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