Les organisations internationales contribuent-elles à l'ERE ?

Par Brigitte Blais
pour Planèt'ERE

5WEEC, Montréal, Québec, Canada

La question de la contribution des Organisations internationales à l'ERE a été posée dans le cadre du cinquième Congrès en éducation relative à l'environnement (5WEEC) à Montréal.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie (IEPF), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) étaient présents à une table ronde intitulée « Les grandes organisations internationales en soutien à l'ERE ».

En général, ces organisations considèrent qu'elles valorisent, appuient et font de l'ERE au sein de leurs organisations ou dans leurs programmes. Là où le bas blesse, c'est que l'argent se rend rarement aux organismes de terrain dans les pays en développement, soit parce que ce sont les ONG internationales ou étrangères qui font les demandes et obtiennent des fonds, soit que ces organismes n'offrent pas de ressources financières tout simplement, ou encore parce que les OI ne font plus de petits prêts et dons, ils ne financent que des gros projets. Toutefois, l'IEPF aide les organismes de terrain à chercher du financement, entre autres au Fond pour l'environnement mondial.

Mise en garde

Mme Suzana Padoua de l'IPE a mis en garde les pays riches qui ont tendance à développer des projets pour les pays pauvres sans les consulter. Elle rappelle que les « locaux » doivent être consultés, car les citoyens des pays pauvres ont un savoir local. De plus, ils sentent qu'ils perdent le contrôle ou la souveraineté de leurs lieux, sols, parcs, etc. Les ONG qui arrivent avec leurs projets et leurs budgets font compétition aux résidents sans moyens. Et en général, les communautés locales résistent peu à ces projets, ils les laissent se faire. De plus, c'est seulement 4% du budget de l'apprentissage qui se rend jusqu'au terrain. En Amérique latine, seulement 12 programmes sont accessibles. Si le nombre de programmes était proportionnel à la population, il devrait y en avoir 174 pour l'Amérique latine. Mme Padoua ajoute que les Organisations internationales devraient investir dans l'enseignement local plutôt que de payer des études extérieures aux étudiants.

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